L'affaire d'Amityville la maison du diable

L’affaire d'Amityville est un ensemble d'événements survenus entre 1974 et 1976 et ayant pour théâtre une demeure située au 112 Ocean Avenue, dans la petite ville côtière d'Amityville, sur Long Island, à l'est de New York, États-Unis. Dans la nuit du jeudi 14 novembre 1974, Ronald Junior, fils aîné de la famille DeFeo, y assassina au fusil ses parents et ses frères et sœurs pendant leur sommeil.

La maison  

La maison est située dans les quartiers aisés d'Amityville, au 112 Ocean Avenue. Elle fut édifiée en 1928 sur trois étages dans un pur style colonial. Après les événements, et probablement après la diffusion du film, les deux lucarnes du dernier étage sont souvent perçues comme les yeux du Diable.

De nombreux mythes particulièrement fantaisistes ont été conçus postérieurement pour justifier les « événements » décrits par la famille Lutz et Jay Anson. Parmi ces récits, dont l'invraisemblance a été démontrée, on peut citer l'histoire d'un certain John Ketchum qui, chassé de Salem vers la fin de l'an 1600 pour sorcellerie, aurait vécu à l'endroit même où a été érigée la maison. D'autres récits préfèrent voir Amityville comme le site d'un ancien cimetière indien. Ces récits sont très empreints de la mythologie fantastique américaine, et n'ont aucun fondement historique ou géographique

Les DeFeo (1965-1974)  

En 1965, la famille DeFeo achète et s’installe dans la maison. Le père, Ronald DeFeo Sr., est directeur général de La Brigante-Karl Buick Concession à Brooklyn. Il est marié à Louise Brigante et ils ont cinq enfants : Ronald Jr., 23 ans, Dawn, 18 ans, Allison, 13 ans, Mark, 12 ans et John 7 ans.

Les meurtres 

Le mercredi 13 novembre 1974, à h 14 du matin, Ronald DeFeo Jr. prend son fusil calibre 35 et assassine son père, sa mère, ses deux frères et ses deux sœurs pendant qu'ils dormaient dans leurs lits respectifs.

Le constat de la police 

Le 13 novembre 1974, à 18 h 35, la police reçoit un appel téléphonique d'un certain Joey Yeswit. Ce dernier les appelle pour leur signaler qu’un jeune homme était passé dans un bar pour leur signaler que toute sa famille avait été tuée, qu’il s’était rendu sur les lieux avec le jeune homme et plusieurs autres personnes et qu’ils y avaient en effet découvert les cadavres de toute la famille. Dix minutes plus tard, la police arrive sur les lieux et y constate le meurtre de toute la famille DeFeo.

Ronald DeFeo Jr. affirmera avoir passé la nuit chez ses parents, mais ne pouvant s’endormir, être parti vers 4 heures du matin pour travailler. Il aurait passé la journée à travailler, et, ayant essayé plusieurs fois de contacter ses parents par téléphone, décida d’aller les voir en fin de journée et y découvrit le massacre. Au fur et à mesure des interrogatoires, les doutes des policiers et les contradictions du fils aîné amènent les inspecteurs à le considérer comme suspect. Finalement après plusieurs heures d’interrogatoire, Ronald DeFeo Jr. avoue le crime.

Le procès 

L'audition préliminaire a lieu le 22 septembre 1975, on plaide la folie pour Ronald DeFeo Jr. Ce dernier prétend que c'est le diable, des voix lui auraient dit : « capture-les, tue-les », mais Ronald DeFeo Jr. est condamné à six peines consécutives d'emprisonnement de vingt-cinq ans à la prison spéciale de Danemorra. L’affaire est classée par les scientifiques qui refusent d’y voir autre chose qu’une folie meurtrière.

Quand il se retrouve derrière les barreaux, la maison familiale est mise en vente. Mais étant « tachée de sang », elle restera inoccupée pendant plusieurs mois malgré son prix attractif de 80 000 dollars

Rumeurs et « légendes urbaines »

  • Mme Riley, propriétaire avant les DeFeo, aurait dit durant sa dernière nuit passée dans la maison : « Si elle ne m’a pas eue ce soir, elle ne m’aura jamais ».
  • Toute une équipe de télévision aurait eu des problèmes techniques et de maladie.
  • En 1997, un homme demeurant dans la maison aurait tenté de tuer sa femme. Il se souvenait juste d’avoir vu un « spectre horrible ».
  • Une famille a fait construire une réplique exacte de la maison et y vivrait des phénomènes paranormaux.
  • Ronald DeFeo Senior aurait fait exorciser son fils adorateur de Satan juste avant les meurtres.
  • Une mère infanticide d’Amityville a accusé des démons de ses actes.
  • En touchant la poignée de porte du 112 Ocean Avenue, une personne serait tombée dans le coma pendant deux mois, combattant la maison dans cet état de suspension.
  • Tous les habitants après les Lutz auraient été satanistes, donc immunisés contre les esprits malfaisants.
  • Toute personne désirant acquérir la maison se verrait obligée de signer un papier selon lequel ils ne parleraient jamais d’aucun phénomène paranormal (expliquant pourquoi aucun phénomène n’a été rapporté depuis le départ des Lutz).
  • Durant une soirée chez les Cromarty (habitant la maison entre 1979 et 1987), l’un des invités aurait demandé ce qu’ils pensaient du livre de Jay Anson. Une fenêtre au premier étage se serait fermée toute seule, la maison manifestant ainsi son mécontentement

 

Amityville - La maison du diable

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