La bataille de Lépante

par damino - 1757 vues - 0 com.
Divers
Le bassin méditerranéen au XVIe siècle : Deux grandes puissances se partagent la domination du bassin méditerranéen au XVIe siècle. D'un côté, l'Espagne et ses possessions insulaires et italiennes (Baléares, Sardaigne, Sicile, royaume de Naples, duché de Milan). De l'autre, l'Empire ottoman. Depuis le début du XVIe siècle, l'Empire ottoman s'étend. À la veille de la bataille de Lépante, il s'enroule autour de la Méditerranée depuis les frontières de l'Autriche jusqu'au golfe Persique et des rivages de la mer Noire aux confins algéro-marocains. À cette division politique s'ajoute naturellement la division religieuse entre chrétiens et musulmans, qui augmente les antagonismes et ressuscite périodiquement l'idée de " guerre sainte ". En revanche, les activités économiques (le commerce) mettent en relation ces deux pôles du bassin méditerranéen. Venise possède Chypre, relai nécessaire pour gagner le Proche-Orient. C'est la conquête de cette île par les Ottomans qui commande aux chrétiens de s'unir. Pendant longtemps, le nom de Lépante a évoqué dans le bassin méditerranéen la plus belle victoire de la chrétienté sur l'Infidèle. Elle fut la bataille la plus glorieuse dont pouvaient s'enorgueillir les combattants qui y avaient pris part. Cervantès lui-même, le génial inventeur de Don Quichotte, tenait la blessure qu'il y avait reçue comme sa qualité la plus digne d'admiration. Depuis le début du XVIe siècle, les Turcs ne cessent de lancer leurs galères en Méditerranée occidentale. Là, ils débarquent sur les côtes siciliennes ou espagnoles et razzient les populations du littoral. Nombreux sont ceux que les musulmans arrachent à leur village pour les emmener comme esclaves au service du sultan de l'Empire ottoman. En mer, voir s'approcher une de ces galères turques remplit de désespoir marins, marchands et voyageurs, car ils savent bien que c'est la captivité qui vient ainsi à leur rencontre briser leur existence. La Méditerranée est devenue une mer dangereuse pour les chrétiens. Une coalition contre les Turcs Cette insécurité touche aussi les États. La République de Venise, qui vit de son commerce maritime, est menacée par les Turcs. En mars 1570, ils occupent Nicosie, à Chypre, une possession vénitienne. Jamais la situation n'a été aussi critique. D'un autre côté, l'alliance des Turcs et du roi d'Alger, Eudj Ali, constitue une menace immense pour les possessions espagnoles qui embras­sent la Méditerranée de Gibraltar à Naples, à travers un chapelet d'îles : Baléares, Sar­daigne et Sicile. La prise de Nicosie oblige les chrétiens à réagir. Le pape Pie V redonne vie à l'idéal de croisade et sert d'intermédiaire entre Venise et l'Espagne pour la constitution d'une Sainte Ligue. Début 1571, l'accord est fait : le Saint-Siège, Venise et l'Espagne assemblent leurs forces pour lutter contre la puissance navale de l'Empire ottoman. À Messine, au cours de l'été 1571, les navires arrivent les uns après les autres ; au total : 200 bâtiments et 30 000 hommes de combat. Le 7 octobre 1571 Placée sous le commandement de don Juan d'Autriche, le demi-frère de Philippe II, bâtard de Charles Quint, la flotte quitte Messine le 16 septembre pour Corfou. Là, des éclaireurs localisent la flotte turque. Elle se trouve dans le golfe de Lépante, à l'entrée du golfe de Corinthe. 230 navires turcs la composent.

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