Les Pilleurs De Tombes

par damino - 3158 vues - 0 com.
Mystère, légende, archéologie
Le temps des pharaons » nous amène à découvrir une histoire tout bonnement passionnante où se mêlent complots, corruptions et enquêtes policières, et qui resta marquée comme étant le plus grand scandale en rapport avec un pillage de tombe de l'Egypte ancienne. En effet, grâce à la découverte de parchemins datant de 1111 avant J-C rendant compte de divers procès verbaux et comptes-rendus du procès de cette affaire impliquant des pillages de tombes, l'Egypte ancienne renait une seconde fois à travers ce reportage et nous permet d'apprécier la vie telle qu'elle était à l'époque et de mieux comprendre son organisation, ainsi que ses dérives... Notre histoire prit place à Thèbes, où un jeune tailleur de pierre prénommé Amenpanufer tentait de subvenir le mieux qu'il pouvait à ses besoins, ainsi qu'à ceux de sa famille qui était d'ailleurs en passe de s'agrandir. Pour ce faire, en plus de son travail officiel qui ne lui permettait pas de vivre convenablement, ce dernier n'hésita pas à se livrer aux pillages de tombes pour arrondir ses fins de mois. Il faut savoir que le fait de profaner une tombe était l'un des crimes les plus graves que l'on pouvait commettre dans l'Egypte ancienne. Car, en plus d'être un sacrilège qui privait de l'accès à la survivance de l'âme, il était également sévèrement puni par la loi. C'est ainsi qu'Amenpanufer avait prévu de se faire couvrir de potentielles retombées en soudoyant le chef de la police prénommé Bakuerel. En parallèle, un grand chantier visant à construire la tombe de Ramsès IX était en cours non loin de là. Parmi la 60aine d'ouvriers qui travaillaient sur les lieux et aménageaient le tombeau, la tentation était grande pour certains de s'emparer de quelques pièces de grandes valeurs. Pour autant, ils étaient tous sous la surveillance d'un homme appelé Archir qui devait s'assurer qu'aucun vol ne soit commis, sous peine qu'il y laisse lui-même sa propre vie. Néanmoins, malgré les risques, lorsque Archir se mit à avoir la certitude que des vols étaient commis par son groupe d'artisans, il préféra ne pas en faire part à son supérieur direct, le gouverneur Pauero. En effet, ce premier soupçonna qu'il s'agisse d'un vol à grande échelle commandité par ce dernier. Archir décida alors d'aller en informer son rival, le maire de Thèbes, Pazer. Lorsque Pauero apprit la nouvelle de la trahison d'Archir, il décida de trouver un bouc émissaire indépendant du chantier afin de réussir à justifier ces vols. Il prit alors comme complice le chef de la police Bakuerel qui avait justement un nom à lui proposer... Amenpanufer. Ce dernier fut alors arrêté et torturé jusqu'à ce qu'il avoue ses crimes. De par la gravité de ses méfaits, le vizir, homme le plus puissant d'Egypte après le pharaon, supervisa l'enquête. Une fois que celui-ci ait visité les endroits profanés, il fut alors persuadé de la culpabilité d'Amenpanufer et ce même en ce qui concerna les vols du chantier. Une fois les ouvriers au courant de la nouvelle et se croyant à l'abri de tout soupçon, ils décidèrent d'aller rendre visite à Pazer, car il n'avait rien fait pour lutter contre les accusations à leur encontre. Face à cet affront, il décida alors d'écrire directement au pharaon pour les dénoncer. Néanmoins, ceci fut une grave erreur, car Pazer violait alors la voie de la hiérarchie en décidant de ne pas passer par le Vizir. Pauero saisit donc l'occasion et monta ce dernier contre Pazer en demandant une enquête et un procès. C'est à ce moment précis que l'affaire d'Amenpanufer prit une tournure de règlement de compte politique. Pour autant, les procès n'avaient alors à l'époque rien à voir avec ce que l'on connaissait aujourd'hui, et Amenpanufer n'avait strictement personne pour le défendre. On lui fit seulement porter serment et on lui redemanda de dire en public ses aveux. Toutefois, au moment où Pazer allait se faire ridiculiser et alors que l'accusé se savait de toute manière condamné, il prit une décision que Pauero et Bakuerel n'avaient pas prévu. En effet, Amenpanufer donna le nom de ses complices et mit au grand jour un trafic organisé qui se déroulait dans les chantiers de Thèbes. Finalement, cette action n'atténua pas le jugement à son égard et Amenpanufer, ainsi que ses complices furent condamnés au supplice du pal. On ne pouvait pas vivre pire condamnation car avec celle-ci, il n'y avait aucune chance de pouvoir continuer à vivre dans l'au-delà après la mort...

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