5 Novembre 1990, les preuves ( partie 1 et 2 )

par damino - 1299 vues - 0 com.
Alien, ovni, ufologie

Grand déballage de « fusées soviétiques »...

Comme on pouvait le prévoir, les médias ont unanimement passé sous silence le dixième anniversaire des événements du 5 novembre 1990. Toutes les précautions semblent avoir été prises, pour qu'ils ne ressortent jamais des oubliettes. Mais il n'entre pas dans la vocation de Lumières dans la Nuit, de contribuer aux grandes amnésies collectives en matière d'OVNI, c'est pourquoi il nous faut revenir sur ce sujet capital, et sur le scandale qu'a constitué son magistral escamotage médiatique. La France a connu trois vagues majeures d'apparitions d'ovnis. Chacune d'elles constitue une prodigieuse mine d'indications sur ce que sont et ne sont pas les apparitions d'ovnis. La première, celle de l'automne 1954, a duré environ 3 mois; la seconde s'est étalée sur plusieurs années, grosso modo de 1973 à 76. Quant à la troisième, elle s'est déroulée en... un quart d'heure environ. C'était le 5 novembre 1990, aux alentours de 19 h. Jamais, sans doute, autant de personnes n'ont assisté, en si peu de temps, à une telle profusion de spectacles insolites: il y eut ce soir-là, en une quinzaine de minutes, des centaines et des centaines de témoins. Certains d'entre eux, probablement, ont vu la rentrée atmosphérique d'un élément de fusée soviétique, comme le veut l'explication officielle. Mais cela n'explique pas tout: ils ont été des centaines, à observer, souvent dans d'excellentes conditions, tout autre chose qu'une rentrée d'un objet spatial. Ce sont ces témoignages-là qui posent un formidable problème. Ils en disent long sur la validité de l'affirmation simpliste, selon laquelle tous les témoins, ce soir-là, auraient observé un seul et unique phénomène.


Sauzet (Lot), taille apparente: supérieure à la largeur du champ visuel...

Monique Gabrielli a recueilli, il y a cinq ans, le témoignage d'un homme qui a finalement préfèré que son identité ne soit pas publiée. Nous le désignerons simplement par ses initiales: XH. Il a vécu l'une des rencontres les plus rapprochées de cette soirée: il se trouvait trop près de 1'« immense masse » pour pouvoir en distinguer l'ensemble des contours !

Le 5 novembre, comme tous les soirs, il quitte Cahors, où il travaille dans l'informatique, pour rentrer chez lui, en empruntant tout d'abord la D 27. Il est un peu moins de 19 h, et il fait nuit. A l'entrée de Trespoux-Rassiels, il découvre en face de lui, vers le sud-ouest, des lumières blanches qui se déplacent très lentement, assez bas dans le ciel. Il poursuit son chemin. La route étant sinueuse, il voit ses lumières tantôt face à lui, tantôt sur sa droite. Elles semblent se diriger du sud-ouest vers le nord-est. Elles se trouvent si bas sur l'horizon que par moments, elles sont masquées par le paysage et la végétation du bord de route.


Dans la ligne droite de la D 656, après Villesèque, les lumières se trouvent face à lui, ou légèrement sur sa gauche. Un kilomètre environ avant l'entrée dans Sauzet, il ne les voit plus: la route est bordée de maisons et de haies. Arrivant à Sauzet, au niveau du panneau qui indique le nom de la commune, XH voit une masse énorme passer au-dessus de lui. De stupeur, il cale, et se retrouve légèrement en travers de la route, juste devant la brocante « Il était une fois ». La masse gigantesque se stabilise à droite de la route, entre l'église et le carrefour. XH sort de sa voiture, s'avance vers le carrefour, traverse la route de Luzech...

Une lumière orangée, ronde, s'allume, puis une seconde, identique et de même couleur, un peu plus à gauche. Ces lumières sont parfaitement statiques. A gauche de la seconde, une troisième lumière s'allume. Elle oscille, et paraît s'activer de plus en plus, tandis que passe une sorte de banc de brouillard. La « masse », d'une taille « immense », est toujours stationnaire, entre la route de Luzech et celle d'Albas. Dès l'apparition de la première lumière orange, toute panique a disparu chez le témoin, qui reste, au contraire, anormalement calme face à ce spectacle incompréhensible.

 

Les trois lumières orange s'éteignent, et c'est alors que XH distingue une structure: des rangées de petites lumières innombrables apparaissent; elles se réverbèrent dans cette structure; elles sont comme autant de petits hublots alignés en rangées bien régulières, sur une très grande longueur, jusqu'au côteau qui se trouve à quelque quatre cents mètres du carrefour ! XH se trouve alors quasiment sous l'immense chose, dont il ne distingue même pas l'extrémité opposée, du côté de la colline. Il est trop près du monstre pour bien en percevoir la forme: elle remplit toute la largeur de son champ visuel. S'il faut donner une estimation de taille apparente, elle est de l'ordre de... 1,5 m à bout de bras !

Enfin, la masse commence à se déplacer doucement, horizontalement, en direction du nord-est, puis brusquement tout s'éteint. Tout a disparu. A aucun moment le témoin n'a entendu de bruit. L'observation rapprochée a duré quelques minutes: probablement entre deux et cinq, à partir de l'arrêt de la voiture. (A cette durée, il faut ajouter les huit minutes nécessaires pour parcourir, à 90 km/h, les 12 kilomètres séparant Trespoux de Sauzet). La durée totale de l'observation semble donc se situer entre 10 et 13 minutes, ce qui fait de cet incident l'un des plus longs, et peut-être le plus long que l'on connaisse; à la date du 5 novembre.

Un ami de XH, qui circulait en compagnie d'une autre personne, vers la même heure, sur le trajet Montauban-Cahors, affirme avoir vu lui aussi des lumières blanches se déplaçant très lentement et régulièrement, dans la même direction. Monique Gabrielli précise encore que XH, après avoir hésité, s'est décidé, quelques jours plus tard, à témoigner par téléphone auprès du SEPRA. De toute cette histoire, il est sorti complètement écoeuré, ayant subi les moqueries de tous (proches et autres), et il regrette d'avoir témoigné. Cette observation de Sauzet est de celles qui fournissent une localisation précise de ce qu'il faut bien appeller, faute de mieux, la chose observée: ce n'est pas seulement le témoin qui se trouvait à Sauzet, la chose était là aussi, à quelques mètres de lui, ou tout au plus, à quelques dizaines de mètres. On peut s'étonner du fait que la présence de cet objet immense (d'une longueur probablement supérieure à 100 m) n'ait été signalée que par un seul témoin. On peut faire toutes les suppositions qu'on veut, quant aux nombres de personnes qui, un lundi soir de novembre, vers 19 h, pouvaient se trouver dehors, en position de voir le phénomène. On peut même, à juste titre, trouver invraisemblables tous les témoignages de ce genre, et imaginer que les témoins ont été victimes d'illusions provoquées (mais par qui, et comment ?). Un fait demeure: si l'on prend au pied de la lettre les déclarations du témoin, sans rien arranger, sans rien interpréter, cet « objet » immense se trouvait, à un moment donné, au ras de l'agglomération de Sauzet, il était visible sous un diamètre apparent épouvantable, et il est resté quelques instants immobile, ce qui n'est pas précisément caractéristique d'une rentrée atmosphérique: ce genre de chose traverse un territoire comme la France en un temps de l'ordre de deux minutes. Celui qui aurait la malchance de voir cela de très près noterait probablement un « léger » déplacement d'air ! Quoiqu'il en soit, intéressons-nous à d'autres témoignages qui fournissent une localisation précise des lieux survolés par la « fusée soviétique »: nous allons voir que la fusée en question était partou en même temps, qu'elle ne craignait pas de folâtrer très loin de sa trajectoire officielle, et qu'elle se permettait de prendre les aspects les plus variés.

Périgueux (Dordogne): la chose passe entre deux groupes de témoins

Mme Soubeyran nous a communiqué deux témoignages qui permettent une intéressante comparaison. L'un émane d'un homme qui se trouvait à Trélissac, dans la partie Est de l'agglomération, l'autre d'une personne située aux Vergnes, un quartier nord. Or le premier témoin, regardant vers le nord, a vu défiler le phénomène de sa gauche vers sa droite, tandis que le second, tourné vers le sud, indique un déplacement de sa droite vers sa gauche. On peut en déduire, à coup sur, que si un seul et même objet a été observé des deux sites, alors il est passé entre eux, c'est-à-dire rigoureusement à la verticale de Périgueux. Or cette ville n'est pas sur la trajectoire de rentrée du troisième étage de fusée soviétique: l'écart est d'une centaine de kilomètres. Dans le cas de Sauzet, c'était 200 km (et nous verrons « mieux » encore dans le troisième exemple).

Venons-en aux témoignages. Tout d'abord, celui d'un photographe de métier, M. André Gauthier, rue des géraniums, aux Maurilloux, à Trélissac. Voici ce qu'il écrit: « J'ai observé, pendant 8 à 10 secondes, vers 19 h, un ensemble lumineux se déplaçant d'ouest en est (très précisément) selon une trajectoire qui, à partir du moment où j'ai aperçu cet ensemble, jusqu'au moment où la colline proche me l'a caché, a occupé la moitié du ciel visible pour moi, soit 90°. Mon observation, d'autre part, s'est faite sous un angle de 45° par rapport à l'horizontale, et vers le nord. »

C'est M. Gauthier lui-même qui nous expose le second témoignage, et qui commente l'ensemble: « Une dame domiciliée aux Vergnes, lieu-dit situé au-dessus des « grandes Arcades », a vu, à la même heure, un ensemble lumineux défilant de telle manière qu'elle a cru qu'il s'agissait d'un camion entrant dans la caserne Ardant du Picq (jugement qu'elle a rectifié quand elle a constaté que l'ensemble dépassait la caserne, et la survolait en fait). Donc, déplacement à faible altitude, au sud par rapport à son emplacement, s'effectuant d'ouest en est, de droite à gauche pour elle (alors que pour moi, c'était de gauche à droite) et sous un angle qui, par rapport à l'horizontale, était certainement inférieur à 45°.

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La somme des distances séparant chacun des points A et B de la (projection au sol de la) trajectoire, estimée à 1 km au maximum, permet d'évaluer, à peu de chose près l'altitude CD. En conclusion: Les points lumineux constituant l'ensemble étaient disposés selon un rectangle parfait, qui ne s'est pas modifié, si ce n'est par l'effet d'une perspective, du fait du déplacement de l'ensemble. Ils n'étaient reliés entre eux par aucun élément visible. J'estime que leur grosseur, en fonction de la distance, était de l'ordre de 1 à 2 mètres de diamètre. Il semblait s'agir de globes lumineux à limites nettes, et non de sources ponctuelles diffusant la lumière émise dans une sorte de brouillard. Ils sont restés visibles, tous et dans leur totalité de volume, pendant tout le déplacement de l'ensemble; donc rien ne les cachait en tout ou partie, qui aurait appartenu à l'ensemble, mais qui n'était pas visible. Leur couleur était orangé, de puissance faible, comparable tout au plus au phare d'une voiture distante de 200 mètres. Les dimensions du rectangle, compte tenu de la distance, estimée entre 200 et 400 mètres par rapport au sol, seraient de 15 x 25 m environ. Les feux étaient disposés (sauf légère erreur) comme suit:

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Les deux feux à l'arrière laissaient deux traînées lumineuses très distinctes, visibles sur une longueur de 1 km environ, de même luminosité que les points lumineux, et s'éteignant peu à peu. La vitesse de déplacement, toujours en fonction de la distance d'observation, ne dépassait pas 100 km/h. Le déplacement s'effectuait dans le silence le plus total. »

Voici un troisième exemple de survol au zénith, c'est-à-dire, de passage du phénomène à la verticale de la position du témoin. Cette fois, l'écart par rapport à la trajectoire de rentrée de la fusée (Royan-Bitche) est voisin de 300 km !

En mer, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de l'île de Groix (Morbihan): un losange de lumières reste à la verticale d'un chalutier pendant cinq minutes, puis part à une vitesse foudroyante

Dans son édition du mercredi 7 novembre, le journal La Liberté consacra un article d'une page presqu'entière aux événements du 5 novembre. Cet article signale notamment plusieurs observations très intéressantes dans le Morbihan, la Loire-Atlantique et la Vendée. Dominique Madrignac a approfondi, en 1993, l'une de ces observations. Le témoin est un patron-pêcheur, M. José Bal, qui l'a reçu une première fois le 14 septembre 93, à bord de son chalutier, l'Elvis, dans le port Sainte-Catherine, à Locmiquelic, puis de nouveau le 13 janvier 1994, au même endroit. C'est sur ce bateau que M. José Bal avait fait l'observation, le 5 novembre 90, vers 19 heures.

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Mr Bal sur son bateau

Voici le récit que M. Bal a fait à Dominique Madrignac:

« C'était le 5 novembre 90, vers les 19 h, dans le suroit de l'île de Groix, à peu près à 18 milles au sud-sud-ouest de l'île. Il faisait nuit, la mer était calme, le ciel clair et dégagé. J'étais sur la passerelle. Le reste de l'équipage dormait. D'un coup, il y a eu comme une explosion, une lumière rouge intense, rouge pâle si on veut, comme un éclair rouge-orange, qui paraissait bas sur l'horizon. Ça n'était pas très gros, mais tout de même assez important... comme une explosion. C'était assez loin... difficile de préciser la distance. Je me suis dit que c'était peut-étre un avion ou un hélico qui avait explosé, et puis non, vu la façon dont c'est venu ensuite. C'est comme si c'était rentré dans l'atmosphère, et aussitôt après, une lumière rouge: deux feux rouges qui avançaient. Il me semble que c'est celui de gauche qui était le plus haut. Ça avançait droit dans l'axe du bateau, avec un cap au nord-est. On a pu estimer (que ça venait d') entre le 200° et le 220°, à la vitesse d'un avion à hélice, une vitesse régulière, comme un avion qui va atterrir, mais ça ne paraissait pas haut, presqu'à l'horizontale, sur l'horizon. Et puis c'est arrivé à la verticale du bateau, et d'un seul coup, des lumières se sont allumées: beaucoup de lumières blanches. Quand ces feux blancs se sont allumés, on ne voyait plus les feux rouges. les lumières blanches sont passées au-dessus du toit de la passerelle: je ne les voyais plus, alors je suis sorti sur l'arrière du bateau, ce qui m'a demandé quinze secondes. Bon, je les ai vues de l'arrière, et j'ai constaté qu'elles étaient disposées en losange. Je me suis dit: « de l'avant, je verrais mieux », donc je suis passé à l'avant, et là, on le voyait très bien, ce fameux losange.

C'était vraiment au-dessus de nous. Il ne bougeait pas, malgré le sens inverse du bateau en marche, donc il devait reculer un peu, en fait. Un losange complet, bien délimité par des lumières blanches tout autour, comme des guirlandes. Superbe ! C'était assez important, ça paraissait vraiment énorme, même bien 200 à 300 m de côté, beaucoup plus que mon bateau, au moins quatre à cinq fois comme le bateau, comme si on avait eu un plafond au-dessus de nous, qui déborde de chaque côté. On n'avait pas l'impression que c'était haut, parce qu'avec tous ces feux qui étaient vraiment énormes... mais est-ce que ça paraissait grand parce que c'était bas ? Ça n'avait pas l'air d'être haut, vu comme c'est arrivé bas sur l'horizon, peut-être 900 m de haut, par comparaison aux câbles qu'on allonge pour la pêche. On avait l'impression de matière, mais dans le centre, est-ce que c'était une masse ? On ne voyait rien au travers. Ça n'était pas transparent, sinon on aurait vu un petit nuage, une étoile. On ne voyait que du noir, mais plus noir que le ciel. Même dans la nuit, on fait la différence; je ne me souviens pas d'avoir vu des étoiles, mais le ciel était clair, vraiment clair, mer calme, le bateau ne bougeait pas, mais le moteur couvrait tous les autres bruits. C'est resté stable bien cinq minutes au-dessus de nous, à faire du sur-place, comme s'« ils » voulaient nous voir, nous photographier... Je suis resté longtemps à regarder, puis ça a avancé un petit peu, en dépassant le bateau pour arriver au travers de l'arrière, et là, il y a eu les réacteurs (je pense que c'étaient des réacteurs) qui se sont mis en route. Ça s'est allumé en deux fois, mais au début, c'était juste minime, tout doucement, comme un brûleur à gaz avec des flammes blanches, pas (violentes), et progressivement, au fur et à mesure qu' « ils » mettaient la sauce, on voyait les genres de réacteurs qui forçaient.

C'est devenu assez vif comme une traînée de lumière blanche, et d'un seul coup, c'est parti, d'un mouvement terrible, cap nord-est, à une vitesse incroyable. J'ai regardé, mais je n'ai plus rien vu. L'équipage dormait. Je n'ai pas pris le temps de prévenir (les autres). Voilà ce que j'ai vu, moi, mais le patron du Guillemot, qui était à un ou deux milles de nous, lui, il a vu les lumières blanches, mais il n'a pas fait attention. Moi, ça m'intéressait, alors j'ai continué à regarder. Je suis rentré. Le lendemain, j'ai appelé le journaliste de La Liberté que je connais, à Port-Louis. Il est venu me voir, le matin du lendemain ou du surlendemain, et a fait l'article. J'en ai parlé à ma famille et aux collègues de travail, mais ils m'ont dit: « Tu vois des rats bleus !». Pour moi c'était un événement, de voir un truc comme ça. Et après, j'ai su qu'il y avait eu tous les événements au-dessus de la France, en Loire-Atlantique, en Alsace, vers la même heure. Ce n'était pas un avion ! un avion, on voit les clignotants. Je ne peux pas expliquer. Je n'avais jamais vu ça avant... »

(Ce récit est la transcription, presque mot-pour-mot, du récit de M. José Bal. Il n'en diffère que par quelques retouches destinées à le rendre plus compréhensible). A Dominique Madrignac, M. Bal a dit que l'observation avait duré, au total, entre 10 et quinze minutes, dont 5 minutes entre l'explosion initiale et l'arrivée des lumières blanches au-dessus de l'Elvis, et 5 autres de stationnement du losange au-dessus du bateau. Dans l'article du journal, cette durée (stationnement du losange) n'était que de « 3 à 4 minutes ». A trente-quatre mois d'intervalle, cette légère distorsion n'a rien de choquant, et ne change rien au problème. L'apparition du phénomène (explosion initiale) a été située par le témoin (en septembre 93) à l'azimut 220° (celui du sud-ouest étant 225°), et seulement 2 ou 3 degrés au-dessus de l'horizon. Plus intéressant: le témoin a indiqué, comme azimut de la disparition du phénomène: « 25 à 30° ». Cet azimut n'est pas celui de Bitche (près de 80°), mais plutôt
celui de Southampton.

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Il est évident, en outre, que l'objet qui a stationné au-dessus du bateau de M. Bal n'est pas le seul qui ait survolé les parages à cette heure-là. Ainsi, dans le même article de La Liberté, on trouve un autre témoignage, celui d'un journaliste nommé Jean-Marie Biette, qui se trouvait à bord de la vedette Elf Aquitaine, venue prendre en remorque le trimaran de Jean Maurel. La vedette se trouvait à trois milles (un peu plus de 5 km) dans le nord-est du Palais. Or, Jean-Marie Biette et ses compagnons décrivent un engin passant au-dessus d'Hoedic, d'ouest en est. Il est impossible que ces témoins-là aient observé le même objet qu'a vu M. Bal: ils lui tournaient complètement le dos, comme le montre la carte ci-dessous:

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On le voit, la thèse de la rentrée atmosphérique sur une trajectoire allant de Royan à Bitche (au nord-ouest de Strasbourg) n'est nullement compatible avec ce que décrivent de nombreux témoins. C'était déjà parfaitement évident dès les jours qui ont suivi le 5 novembre, et nous avons exposé ce fait dans le numéro 303 de LDLN (sorti fin novembre), avec sept cas qui ne laissaient planer aucun doute. La réalité de la situation a alors été étouffée. Essayons donc de la rétablir, et pour cela, poursuivons l'examen des témoignages.

 

Linas (Essonne): deux brusques changements de cap

Nous trouvons, à une bonne vingtaine de kilomètres au sud de Paris, un autre cas de survol à la verticale des témoins, agrémenté d'un bref instant d'immobilité, d'un premier changement de trajectoire, à angle droit, et quelques instants plus tard, d'un second changement de cap. Voici tout d'abord de larges extraits d'une lettre adressée à LDLN le 14 novembre 1993 par M. Lionel Le Peltier: « (...) Donc je désire porter témoignage de ce que j'ai observé en commun avec trois autres
personnes avec qui je courais ce soir du 5 novembre à 18 h 57 environ. Mes amis et moi-même courons chaque lundi soir à partir de 18 h 30. Le parcours est très souvent le même, et ce jour-là, nous étions quatre à le faire. Les évènements se sont déroulés lorsque nous étions sur la piste cyclable qui longe la Francilienne entre Linas et le lac de Brétigny-sur-Orge. J'ai aperçu le premier un faisceau de lumière blanche et violente qui éclairait le sol d'un champ. Quelques secondes après, et pour peu de temps, un second cône de lumière verte est apparu, mais ses rayons ne touchaient pas le sol, ce qui m'étonna et suffit à exclure un hélicoptère. Les deux faisceaux éteints, l'engin représenté par une masse noire sembla s'avancer vers nous, éclairé par quelques lumières rouges ne permettant pas de distinguer la coque, qui d'ailleurs ne réverbérait pas la lumière (même du ciel et des réverbères).

La vitesse était très, très faible pour un engin de cette taille. Aucun bruit n'était perceptible, et sa hauteur de vol était quasi-impossible pour un engin volant. Nous l'avons suivi (des yeux, NDLR) sur plusieurs centaines de mètres sans constater de changement sur les manifestations signalées. Il a exécuté une accélération évaluée à 1 000 ou 2 000 mètres (sic) sans bruit ni phénomènes remarquables, sauf une luminosité différente du globe arrière, qui a semblé "palpiter" à ce moment. Deuxième accélération avec une trajectoire modifiée. En un temps très court il a disparu au-dessus de l'horizon et des nuages. Seul un trait de lumière le laissa voir.

Temps d'observation, calculé à partir de la distance parcourue par nous : 1 à 2 minutes.

Météo : temps froid et relativement sec; nuages abondants et hauts.

Conditions acoustiques : trafic intense et rapide sur la voie rapide à 10 m de nous; bruit de nos K-Way qui crissent quand on court.

Objet : dimensions très grandes, comparables à celles d'un bâtiment de 4 étages ou à un car ferry.

Hauteur de vol : compte tenu de la taille de l'engin, soit un pylone électrique (30 m ou 50 m), soit plus, si l'engin est plus grand; en tout cas, sensation d'écrasement par la taille.

Lumières : deux faisceaux : un cône blanc; un tronc de cône vert; une cloche rouge; des lumières vertes et rouges; et un globe immense, vert jade, qui pulse.

Coque : métal non réverbérant; pas d'inscriptions; pas de liaisons apparentes; pas de contour définissable, par manque de recul.

Il n'est pas toujours facile de relater une expérience de ce genre, et tous les comptes-rendus ne sont pas aussi clairs les uns que les autres. Il faut bien admettre que celui-ci ne reflète pas au mieux l'aventure vécue par les trois coureurs. Heureusement, une rencontre avec M. Le Peltier, le 25 février 1996, sur les lieux de l'incident, a permis de clarifier un certain nombre de points qui restaient obscurs. Tout d'abord, la rencontre avec le phénomène a eu lieu entre l'intersection de la N 104 avec la N 20 et le carrefour aménagé qui se trouve à la sortie nord-ouest de Brétigny, à la limite sud de Saint-Michel-sur-Orge. (Le nom de cette commune remplacerait avantageusement celui de Ste-Geneviève-des-Bois, sur le plan). Les témoins couraient d'ouest en est, de Linas vers Brétigny. Le phénomène est donc tout d'abord apparu (sous la forme du projecteur blanc) à leur droite. Il arrivait du sud, de la direction d'Orléans, et très vite il s'est immobilisé un bref instant au-dessus des coureurs, avant d'effectuer un bond rapide vers l'est, perpendiculairement à sa trajectoire initiale. Ce second segment de la trajectoire mesurait probablement plus que les 600 m indiqués sur le croquis. Le récit initial parle, d'ailleurs, de « 1 000 à 2 000 m » pour décrire cette phase de l'incident. La dernière estimation est probablement excessive, et on peut retenir 1 km, comme longueur du trajet ouest-est parcouru par le phénomène. Ce que la lettre omet encore de dire, c'est que cette distance a été parcourue en un temps très bref, de l'ordre de une, deux ou trois secondes seulement. Sur la vue de derrière du phénomène, les feux latéraux, de couleur rouge, sont portés par des « barres noires ». Quant aux « nervures » du globe lumineux vert jade, il ne s'agit pas d'éléments d'une structure régulière, d'aspect manufacturé, mais plutôt de quelque chose qui ressemble aux veines d'une pierre translucide, placée devant une source lumineuse. Les quatre coureurs ne se sont pas arrêtés. Il faut dire que M. Le Peltier est probablement le seul qui ait réellement prêté attention au spectacle qui s'offrait à eux. Deux de ses amis, probablement trop absorbés par leur entraînement, n'ont guère prêté attention au phénomène, et lors des conversations qui ont suivi, ils ont exprimé un certain manque d'intérêt pour l'incident.

Le point capital de ce témoignage réside, bien évidemment, dans les deux brisures nettes de la trajectoire, incompatibles avec toute explication à base de rentrée atmosphérique: une rentrée suit une trajectoire dont la projection au sol, observée sur quelques kilomètres ou dizaines de kilomètres, est une droite. Rappelons que nous avons déjà exposé deux observations du 5 novembre présentant, elles aussi, des brisures nettes de la trajectoire: il s'agit de Gretz-Armainvilliers (LDLN 306, pp. 16 à 18) et de l'Isle-Adam (LDLN 318, pp. 1, 27 et 28). Rappelons aussi que le même soir, à la même heure, deux observations ont été faites très près de là: à Brétigny-sur-Orge (rue de l'Orge) et à Vert-le-Grand (on en trouve le récit dans LDLN 303). Les trajectoires ne concordent pas, comme le montre le schéma ci-dessous:

Et les descriptions ne concordent pas davantage. A la rigueur, on pourrait se contenter de ces trois exemples pour apprécier ce que vaut l'idée d'un phénomène unique observé ce soir du 5 novembre. Cette situation, avec des observations proches les unes des autres, mais portant sur des phénomènes différents, n'est pas particulière à la région de Brétigny-sur-Orge: nous venons déjà d'en voir un exemple au large des côtes du Morbihan, et on la retrouve ailleurs, par exemple dans la proche banlieue ouest de Paris, dans la région de Reims, celle de Melun, celle de Soissons. Voyons d'abord les observations proches de Reims.

Bétheny (Marne): une « ville dans le ciel », qui va du sud au nord !

Bétheny jouxte Reims au nord-nord-est, juste au sud de l'aérogare Reims-Champagne et de la Base Aérienne 112. Un peu avant 19 h, peut-être vers 18 h 55, Mlle Houbron, secrétaire, âgée de 23 ans, se trouvait en compagnie de dix autres personnes, sur la place de la Mairie de Bétheny: tous attendaient pour passer l'épreuve de conduite du permis de conduire. Tout-à-coup, elle vit un ensemble de lumières rouges disposées régulièrement à la périphérie d'une sorte de rectangle « avec des boursouflures à chaque angle ». (Peut-être y avait-il aussi une lumière rouge à l'intérieur de la forme noire. Mlle Houbron n'en était plus certaine, cinq ans après). Elle mit quelques instants à réaliser qu'il s'agissait d'une masse noire énorme, bordée de lumières rouges fixes. Aucun bruit ne fut perçu, aucun souffle, aucun effet sur l'éclairage urbain, aucune manifestation animale.

Le journal L'Union du 7 novembre nous apprend qu'un autre témoin, à Bétheny, a cru voir « un avion en panne, dont un réacteur aurait explosé ». Cet exemple montre combien il est difficile d'admettre que tout le monde, ce soir-là, a vu un seul et même objet.

Ça paraissait immense: Mlle Houbron eut l'impression que ça avait la taille d'une ville ! Cela défilait de sa droite vers sa gauche, venant de Reims et glissant régulièrement vers l'aérodrome, à la vitesse d'une montgolfière. L'observation ne dura qu'une minute, le champ de vision étant limité par les toits des bâtiments. Selon Mlle Houbron, les dix autres personnes présentes furent également témoins du spectacle. Nous ignorons si le phénomène donnait l'impression d'être contenu dans un plan vertical, un plan horizontal, ou même (pourquoi pas ?) dans un plan oblique. Examinons maintenant deux témoignages relatifs à des observations faites presque à la même heure, quelques kilomètres plus au sud.

Sillery (Marne): à 50 m de l'énorme chose !

A une dizaine de kilomètres au sud-sud-est de Bétheny, nous trouvons le site d'une observation faite à 19 h, donc quelques minutes après celle que nous venons de voir. Mme Corinne Landis venait de quitter Reims et roulait, seule dans sa voiture, en direction de Châlons-sur-Marne, donc vers le sud-est. Il y a vait beaucoup de voitures sur la route, et on peut supposer que les témoins furent, là aussi, nombreux. Arrivant à la hauteur de la sucrerie de Sillery, Mme Landis vit soudain apparaître dans son pare-brise une immense chose qui semblait plate mais épaisse, au contour bordé de nombreuses petites lumières multicolores, avec une grosse lumière blanche à l'avant, deux autres à l'arrière, et une énorme lumière jaune-orangé au beau milieu de la face inférieure. Le reste était sombre, plus sombre que le ciel, et l'ensemble était « largement aussi long qu'un terrain de football ». Mme Landis en a fait le croquis que voici, (et qui représente la face inférieure):

Cette chose traversa la route en oblique (probablement sur une trajectoire orientée de l'ouest-sud-ouest vers l'est-nord-est), à une cinquantaine de mètres seulement devant sa voiture. On imagine sans peine l'émotion qu'elle a pu ressentir... et que d'autres ont dû connaître, mais qui ne se sont pas manifestés.

Versenay (Marne): « comme un terrain de football, un porte-avions volant, un zeppelin... »

Versenay se trouve 3 kilomètres plus loin, en direction du sud-sud-est. C'est là qu'on trouve l'un des plus extraordinaires témoignages du 5 novembre, celui du chef d'escadron (aujourd'hui colonel) Thierry Duport (à qui nous devons aussi le complément d'enquête sur l'affaire de Tananarive: voir LDLN 330). Notons, d'emblée, qu'il ne fut pas le seul témoin: il y en eut une quinzaine. Le dessin qui illustre la couverture de ce numéro est directement tiré du dessin qu'il a fait pour illustrer le rapport que voici, presque in extenso, et daté du 10 novembre 1990.

Rapport d'observation de Monsieur Duport Thierry, Chef d'escadron au 1er Régiment d'Artillerie de Marine

Dans le cadre de la manœuvre du 3ème Corps d'Armée, le PC régimentaire du 1er RAMa que je commandais était déployé en position d'attente dans les vignes à 300 m du moulin de Verzenay, au sud de la départementale 26. A 19 h 00, mon commandant adjoint entre dans mon shelter PC et m'invite à venir rapidement voir ce qui arrivait dans le ciel.

Nota:

A) Conditions atmosphériques du moment: Température : environ 5° C; vent quasiment nul; ciel dégagé et étoilé (subsistance de quelques nuées éparses)

B) Conditions d'observation: Presque parfaites, sans source lumineuse immédiate. Seule la ville de Reims formait un halo derrière nous, mais non perturbateur sur notre axe d'observation.

Je suis immédiatement sorti du camion, et il me désigne venant de l'ouest-sud-ouest 3 feux en formation de triangle pointe en bas arrivant sur nous (voir trajectoire carte jointe). D'autres collègues sont également sortis pour regarder. 15 à 20 secondes plus tard (19 h 01), ce que nous avons initialement pris pour une formation d'aéronefs (avions ou hélicoptères, la base de Reims est proche) s'est mis à défiler devant nous à petite vitesse constante (équivalente en apparence à celle d'un dirigeable) sur fond de ciel étoilé sous la forme - pour moi - d'une énorme masse noire monolithique dont les contours aux formes brisées et sans architecture symétrique visible ne sont apparus à tous les observateurs présents. Il est vrai que le contraste n'était pas flagrant. Le triangle initial des trois feux s'est mis de profil et m'est apparu en priorité la brillance d'un « projecteur » latéral très puissant envoyant un pinceau parallèle de lumière blanche vers l'arrière bas de l'ensemble (voir croquis joint). Ensuite, sur le 1/3 arrière sont devenues visibles 3 sources de lumières horizontales parallèles et dégradées d'où sortait, pour chacune, ce que l'on pourrait comparer à la flamme d'une tuyère d'avion à réaction (c'est-à-dire bleutée à l'origine puis orangée). L'accoutumance à l'obscurité extérieure m'a alors permis de discerner de nombreuses petites lumières blanches disposées fixement mais sans ordre apparent sur l'ensemble de la masse noire et plus densément sur le sommet arrière.

Enfin l'absence totale du moindre bruit ni du moindre souffle nous a surpris puisque l'objet paraissait tout proche de nous. Nous l'avons alors suivi des yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon, sa face postérieure ne laissant plus apparaître que le faisceau latéral blanc et les trois lumières orangées arrière. Lorsqu'il est passé à midi de notre secteur d'observation, il avait environ une surface apparente de deux poings tendus à bout de bras, et a survolé à une largeur de main le sommet de la Montagne de Reims, qui se découpait très noire sur le ciel. J'ai envoyé un CR immédiat par radio au PC de la 2ème Division Blindée. Nous avons été une quinzaine à apercevoir l'objet. D'autres, au PC de la Division, l'ont vu également. Des discussions qui suivirent il résulte que certains avaient vu l'équivalent d'un terrain de football éclairé, d'autres un porte-avions volant, d'autres un zeppelin, d'autres encore un immeuble de 2 à 3 étages dans le ciel, mais les cohérences sont les 3 feux avant, le phare latéral, les 3 lumières arrière orangées, l'absence de bruit et la vitesse réduite mais constante. Le manque de références dû à la nuit pouvait faire penser, pour nous, à un survol, à 100 m d'altitude, verticale Montagne de Reims, d'un objet plus ou moins rectangulaire, de 200 m sur 70 m de côté. Tous nos réseaux de transmission étaient en fonctionnement, et nous n'avons noté aucune perturbation notable des réseaux. En conclusion, intéressé par ces phénomènes et celui-ci en particulier, je me permets de vous livrer ma pensée profonde (... ). La clôture médiatique du dossier (faisant état) d'un étage de fusée soi-disant soviétique rentrant dans l'atmosphère terrestre ne me convainc pas du tout, car ne correspondant pas du tout avec nos propres observations. Un étage de fusée n'excède pas les 70 m, ce qui signifierait que cet objet que nous avons vu passer, d'après l'angle sous lequel nous l'avons observé, se serait trouvé à une distance inférieure au kilomètre, donc en passe de toucher le sol, très près de notre position. En outre, sa trajectoire apparemment horizontale, sa faible vitesse relative, ainsi que la position constante des points lumineux en incrustation sur la masse noire ne ressemblent en rien à l'explication qui nous a été fournie. »

Dans un courrier ultérieur, daté du 1er octobre 1993, le lieutenant-colonel Duport nous communiquait les identités de quatre officiers et sous-officiers qui avaient été témoins en même temps que lui, ainsi que leurs affectations en 1993 (lieutenant-colonel Frédéric D, chef d'escadrons Bernard B, adjudant-chef Pierre M, adjudant Didier D), ajoutant:

« Tous ces personnels, sachant que j'avais à l'époque fait un rapport, n'ont pas jugé bon d'en faire un. Mais vous pouvez tenter de les contacter, car je les sais tous prêts à collaborer, tant cette expérience est restée profondément gravée dans nos mémoires. »

La carte annexée au rapport indique une « route apparente de l'engin » qui survole Verzy et est orientée à l'azimut 80°. C'est dire que l'auteur du rapport a situé la projection au sol de la trajectoire estimée, à environ 1 km du moulin près duquel il se
trouvait (moulin qui est au nord-ouest de l'agglomération de Verzenay). Est-ce la même chose qui a été vue à Verzenay et à Sillery ? Les orientations des trajectoires sont très voisines, mais cela ne suffit pas pour qu'on puisse conclure à l'unicité de la chose observée. En légende de son croquis du phénomène, le chef d'escadron Duport précisait, cinq jours après l'observation, la direction correspondante de son regard: c'est l'azimut 160, autrement ùit le sud-sud-est. A l'instant qu'il a représenté, il tournait le dos à la position où se trouvait Mme Landis, laquelle affirme, rappelons-le, que l'objet est passé à 50 m devant elle. Or la taille apparente qu'elle indique (objet d'une longueur « largement égale à celle d'un terrain de football, vu à 50 m de distance ») est très supérieure à celle que donne le chef d'escadron Duport (surface apparente de deux poings tendus à bout de bras).

Si elle avait observé la même chose que les militaires, et si elle avait simplement commis une erreur d'appréciation de la distance, l'automobiliste aurait dû indiquer une taille apparente très inférieure à celle qu'elle donne effectivement. Ce simple constat ne va pas dans le sens de l'hypothèse d'un objet unique. De plus, si l'on se reporte à la liste des éléments que le chef d'escadron Duport indique comme constants parmi les descriptions qu'ont fournies ses collègues (« trois feux à l'avant, un phare latéral, trois lumières arrière orangées »), on constate qu'aucun de ces éléments ne se retrouve dans la description que donne Mme Landis. L'hypothèse d'un objet unique, visible au sud de la région rémoise est peut-être satisfaisante pour l'esprit (du moins, pour l'esprit de certains), mais elle n'est nullement suggérée par les témoignages. Elle l'est encore moins si l'on prend en considération le cas de Bétheny (trajectoire orientée sud-nord, vers la Base aérienne 112). Et elle ne l'est pas du tout, si l'on songe à l'ensemble des témoignages émanant presqu'au même instant, de presque toutes les régions de France, faisant état (comme à Périgueux, au large de l'île de Groix, dans le Lot, dans la région parisienne et ailleurs) de passages au zénith. Sans compter les arrêts sur place, les changements de trajectoire, et des descriptions précises extrêmement différentes les unes des autres. A ce stade de l'examen du problème, il est parfaitement clair que l'idée d'un phénomène unique (et devant nécessairement suivre une trajectoire rectiligne) est en contradiction avec une multitude de témoignages. Il est vrai que c'était déjà suffisamment clair à la lecture des témoignages que nous avons publiés à partir de la fin novembre 1990, dans LDLN 303 (et de nombreux numéros postérieurs). Mais, la « vérité » officielle n'ayant tenu aucun compte de ces témoignages, poursuivons l'examen de la situation qui règne sur le terrain, en ce début de soirée du 5 novembre 1990.

Source : http://reguite.free.fr/Extraterrestres/5novembre1990.html

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