L'Affaire Roswell

par damino - 1823 vues - 0 com.
Alien, ovni, ufologie

Le 4 juillet 1947, William « Mac » Brazel, propriétaire d'un ranch dans une zone désertique et peu accessible près de Roswell, découvrit des débris sur ses terres. Brazel se dit intrigué de l'aspect des matériaux qu'il alla montrer à ses plus proches voisins situés à plusieurs kilomètres de là, la famille Proctor. Ceux-ci lui conseillèrent de contacter le shériff de Roswell qui jugea à son tour opportun d'avertir la base militaire la plus proche.

Le lieutenant Walter Haut porte parole du Roswell Army Air Field (RAAF) fit alors un premier communiqué de presse à la demande du colonel William Blanchard commandant de la base de Roswell, où il annonça qu'ils avaient récupéré une soucoupe volante (« flying disc ») écrasée près d'un ranch à Roswell, déclenchant un fort intérêt de la part des médias du monde entier. L'« observation » de Kenneth Arnold aux commandes de son avion privé d'un vol de 9 objets à plus de 1 500 km/h au-dessus du Mont Rainer avait en effet eu lieu un mois plus tôt et été à l'origine de l'appellation journalistique de « soucoupes volantes ». Les soucoupes volantes étaient dans l'esprit de tous. Le lendemain, le brigadier général Ramey de la base de Fort Worth où avaient été transportés les débris par avion pour examen publia un rectificatif annonçant que la soucoupe volante était seulement un ballon-sonde . Une conférence de presse fut organisée dans la foulée, exposant aux journalistes des débris prétendus de l'objet crashé facilement identifiables et confirmant officiellement la thèse du ballon.

En 1978, le lieutenant-colonel en retraite Jesse Marcel, arrivé en premier sur les lieux du crash présumé et impliqué dans la récupération des premiers débris en tant que responsable de la sécurité de la base de bombardiers atomiques, déclara à l'ufologue Stanton Friedman venu l'interviewer puis à la télévision que ceux-ci étaient sûrement d'origine extraterrestre. Il ajouta que les débris montrés par le général Ramey (responsable de la base) aux journalistes n'étaient pas ceux que Marcel lui avait apportés de Roswell. Il fit part de sa conviction selon laquelle les militaires avaient en réalité caché la découverte d'un vaisseau spatial. Son histoire circula d'abord dans le milieu ufologique et fut le début de plusieurs enquêtes puis de livres évoquant une politique du secret imposée par les autorités militaires. 

En février 1980, le National Enquirer conduisit sa propre interview du major Marcel, attirant l'attention mondiale sur l'incident de Roswell. D'autres témoins, dont des militaires de haut rang ou leur famille accréditant par affidavits (déclaration écrite sous serment) des vidéos ou des déclarations testimoniales la thèse extra-terrestre et des rapports dé-classifiés se manifestèrent ajoutant de nouveaux détails à l'histoire. Selon certains, une opération militaire se serait déroulée à l'époque, aboutissant à retrouver des morceaux d'épave, ou encore des aliens et la partie principale du vaisseau extraterrestre endommagé sur un autre site situé au nord est de Roswell.

En 1991, le général Du Bose, chef d'état-major du général Ramey en 1947, déclarait que ce dernier avait substitué aux débris transmis par la base de Roswell ceux d'un ballon météo montrés aux journalistes.

En réponse à ces nouveaux éléments, et après une enquête du Congrès des États-Unis, le General Accounting Office ou GAO (organisation de surveillance appartenant au Congrès) fut saisi par Steven Schiff sénateur du Nouveau Mexique devant le refus de l'Air Force de conduire une enquête interne. Le rapport du GAO indique que le débat sur ce qui s'est réellement produit à Roswell continue et précise que tous les documents administratifs de la seule base de bombardiers atomiques des États Unis entre mars 1945 et décembre 1949 ont été détruits ainsi que tous les messages radio envoyés par la base d'octobre 1946 à février 1949. Le bordereau de destruction ne mentionne pas quand, par qui, et sur l'ordre de qui cette destruction a été effectuée.

L'US Air Force produisit par la suite 2 rapports. Le premier, paru en 1995, conclut que les débris retrouvés en 1947 provenaient bien d'un programme gouvernemental secret appelé Projet Mogul consistant au lâcher de grappes de ballons atmosphériques d'espionnage des expériences nucléaires soviétiques. Le second, paru en 1997, conclut que les témoignages concernant la récupération de cadavres extraterrestres provenaient vraisemblablement de rapports détournés d'accidents militaires impliquant des blessés et des morts, ou encore de la récupération de mannequins anthropomorphiques lors de programmes militaires tels que l'opération High Dive, menés autour des années 1950.

Ces rapports ont été rejetés par les partisans de la théorie extraterrestre, parce qu'aucun ballon Mogul correspondant n'aurait été lancé à cette date et que les parachutages de mannequins dateraient en fait de 1953. Selon eux, il serait improbable que des officiers occupant des postes d'un tel niveau de sécurité aient pu confondre les débris de ballons en néoprène ou en polyéthylène, des morceaux de balsa et du papier collant éparpillés par le vent avec les débris de matériaux étranges et résistants dispersés comme par une explosion en éventrant le sol sur plusieurs dizaines de mètres récupérés et transportés en secret dans pas moins 3 bases militaires. Il s'agirait selon eux de désinformation destinée à maintenir le secret d'un « watergate cosmique », alors même que quelques ufologues « sceptiques » se rangeant derrière l'US Air Force, réfute la probabilité qu'un vaisseau alien soit en fait l'explication.

Le lieutenant Walter Haut porte parole de la base de Roswell enregistra en 2002 une déclaration scellée sous serment devant notaire qui ne devait être rendue publique qu'après sa mort en décembre 2005. Il y affirmait avoir vu les corps des entités extra terrestres récupérés sur le deuxième site découvert par des civils dès le 3 juillet. Il confirma avoir lui aussi eu en main des débris de l'objet volant. Il avait promis à son ami le colonel Blanchard de garder ce secret jusqu'à sa mort se contentant ainsi de témoigner de son vivant qu'au sujet de la substitution des débris originaux par ceux d'un ballon météo. Le communiqué de presse était selon lui destiné à cacher l'existence du site principal comportant des corps. L'ensemble de cette opération de couverture aurait été agencée avec le général Ramey. Les deux sites ratissés par l'armée par la suite et l'ensemble des débris recherchés jusque chez les témoins de la première heure dont Bill Brazel le fils du fermier qui dut remettre les échantillons en sa possession. Walter Haut pensait que ce silence prudent lui éviterait de voir ses faits de carrière discrédités comme le furent ceux de Jesse Marcel après ses déclarations rompant la politique du secret. Les corps et les débris auraient été transférés depuis Roswell comme le corroborent d'autres témoignages de soldats par B29 à la base de Fort Worth. Deux autres militaires Benthique et Benjamin confirmèrent la récupération des corps et l'existence du second site.

Selon l'ufologue Anthony Bragalia les débris retrouvés à Roswell ont été transférés par l'US Air Force à l'institut Battelle en Ohio pour reproduire à partir de travaux effectués en 1947 un métal à mémoire de forme le Nitinol alliant Titane et Nickel. Plusieurs ufologues pensent comme Gildas Bourdais en France que nous assistons maintenant après plus de 60 ans de silence et de désinformation à une levée imminente et progressive du secret au sujet des OVNI et de Roswell en particulier.

Le major Jesse A. Marcel (regardant à droite) de Houma, tenant des débris de feuille d'aluminium de Roswell, lieu du crash de l'OVNI au Nouveau Mexique, en Juillet 1947.

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