La Jégado première serial killer bretonne

par damino - 1319 vues - 0 com.
Crime, criminel, complot, guerre.

Macabre record : celui du nombre de meurtres commis par une femme en France. Surprise : il appartient à une Morbihannaise, Hélène Jégado, dont les méfaits surpassent ceux attribués à Marie Besnard, pourtant surnommée la « reine des empoisonneuses ». La Jégado revient hanter les nuits bretonnes dans un docu-fiction diffusé sur France 3.

Hélène Jégado a vu le jour le 17 juin 1803, au hameau de Kerordevin, à Plouhinec, près de Lorient. La fascination morbide des Américains pour les serial killers en a fait une célébrité, dont le nom s’affiche en tête de liste des recherches sur les sites web consacrés aux meurtrières en série. Son histoire est pourtant étonnamment peu connue,
en dehors de quelques ouvrages historiques. Un oubli en passe d’être réparé avec la diffusion, samedi, sur France 3, du docu-fiction « La Jégado, ou l’histoire de la première serial killer française », réalisé par Pierre Mathiote et Cinergie productions.
La mère fouettard bretonne
« Hélène Jégado a traumatisé la Bretagne au début du XIX e siècle. Elle a la responsabilité de plus d’une trentaine de morts », raconte le réalisateur qui s’est lancé sur la piste de l’empoisonneuse, après avoir appris son existence par l’intermédiaire d’un de ses étudiants féru d’Histoire. « J’interviens dans les écoles de cinéma. C’est un de mes étudiants qui m’a parlé d’elle et d’un ouvrage relatant ses crimes. Je me suis ensuite rendu aux archives d’Ille-et-Vilaine où j’ai retrouvé son procès ». Coup de chance : toutes les minutes du procès sont consignées à la plume, soit plusieurs centaines de pièces à explorer. Un fait rare pour l’époque. Les exactions de La Jégado se dévoilent. Guer, Bubry, Pontivy, Locminé, Hennebont, Lorient, Auray, Plunéret : partout où elle passe, les gens tombent malades et meurent. Une piste sanglante que remonte Pierre Mathiote, en compagnie des habitants de Guémené-sur-Scorff et de son maire, Christian Perron, auteur dramatique qui a fait revivre la « mère fouettard » bretonne dans une pièce de théâtre. « L’angle était tout trouvé pour retracer la vie de La Jégado », le réalisateur et les habitants/acteurs ont exploré ensemble le mystère Jégado. « Aucune preuve tangible n’a été découverte. Jamais personne ne l’a vue mettre de poison dans la soupe ou dans les tisanes qu’elle préparait. Pourtant, tout porte à croire qu’elle a été l’auteur de ces meurtres ».
Zones d’ombre
Comment a-t-elle pu opérer durant toutes ces années sans que personne ne fasse le lien entre tous ces morts ? Pierre Mathiote pense en connaître les raisons : « C’était sans doute quelqu’un d’assez intelligent, elle a attendu pour commettre ses premiers crimes l’année même où le choléra a fait des ravages, ce qui a ainsi pu empêcher les médecins de conclure tout de suite à un empoisonnement à l’arsenic, car les symptômes sont les mêmes. De plus, La Jégado a été protégée par le fait que les notables de l’époque ne s’intéressaient pas au sort des petites gens ». Après un périple meurtrier d’une vingtaine d’années à travers la Bretagne, La Jégado est finalement arrêtée à Rennes, en 1851. Le 26 février 1852, sur la place du Champ de Mars de Rennes, devant une foule immense, le couperet de la guillotine met fin à la carrière meurtrière d’Hélène Jégado. Plus tard, une gwerz écrite en 1900 prolonge son souvenir dans les campagnes et lève un coin du mystère sur sa folie : « Le crime entraîne le crime, le faux pas entraîne le faux pas, dès lors, on ne s’arrête pas... ».
Source : egislative.letelegramme.com/gratuit/dossier/crim/art_698492.php

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