La rencontre de Varginha

par damino - 2374 vues - 0 com.
Mystère, légende, archéologie

Dans la nuit du 19 au 20 janvier 1996, à 0 heure, le NORAD (commandement de la défense aérospatiale en Amérique du Nord) avertit le CINDACTA, son homologue brésilien, qu’un objet non identifié a été repéré depuis le Colorado, et descend en ligne droite vers le Brésil, l’Etat du Gerais plus particulièrement. La base aérienne brésilienne VI COMAR, mise en alerte, fait décoller des appareils ; comme, dans le cadre de l’alliance, une base américaine la jouxte, des appareils de l’US Air Force prennent aussi l’air.

En en effet, des centaines de témoins voient des ovnis survoler la ville de Varginha, ville minière de 130 000 habitants dans cet  Etat du Sud-ouest brésilien. Plusieurs les filment ou les photographies. L’un des films amateurs montre un des objets en difficulté. D’abord sous forme de boule lumineuse blanche, il apparait bientôt sous l’aspect d’un « cigare » qui descend avec des mouvements erratiques.

Dans une ferme située entre Varginha et Tres Coracoes, Augusta et Enrique Rodrigues sont réveillés à 1 heure environ par les cris de leurs vaches et de leurs moutons, qui semblent paniqués. Sortant, ils voient un objet en forme de sous-marin, de la taille d’un minibus, qui descend à 5 mètres du sol. Il est déchiqueté et perd des éléments qui tombent à terre, et semble « trembler » en produisant de la fumée ou de la vapeur. Le couple avertit la police militaire qui débarque et établit un périmètre de sécurité. Les habitants du hameau assistent à un ballet d’hélicoptères et à un aller et retour de véhicules militaires. Des forces spéciales américaines, les Bérets Verts, sont également présents, alors que leur base la plus proche est à Panama.

Trois témoins voient l’Armée ramasser l’objet, chargé sur un camion, et ramasser avec soin les moindres débris. Ce sont John Carpenter, un touriste américain, Carlos De Souza, un entrepreneur de passage en camionnette, et Enrique Rodrigues. Tous ont été refoulés de la zone par les militaires en différents endroits, et tous observent les évènements cachés. Carpenter fait la même description que le fermier : une espèce de sous-marin tremblotant, qui fait de la fumée. Une grue est utilisée pour le charger, et les soldats se servent de détecteurs de métaux pour trouver le moindre morceau d’un métal tordu et apparemment léger.

Le lendemain à 8 heures un homme appelle anonymement les pompiers de Varginha : un animal bizarre se trouve dans le jardin public Andere. Les pompiers ne semblent pas très motivés par cette présence : ils n’arrivent qu’à 10 heures. Deux personnes, l’étudiant de 20 ans Hildo Lucio Galvino et un couvreur, Henrique José,  depuis un toit, voient la même chose. Les pompiers capturent au filet une créature d’environ 1 mètre, à peau huileuse, aux yeux rouges, avec trois bosses sur le front, une petite bouche, des mains à trois doigts. Dégageant une odeur d’ammoniaque, accroupie et émettant un bourdonnement d’abeilles, la créature semble passive. Des militaires arrivent, et la prennent en charge. On saura qu’elle est emmenée à l’école des sous-officiers de Tres Coracoes sur ordre du général Sergio Coelho Lima.

A 14 heures un autre témoin voit des soldats en tenue de combat pénétrer dans un bois ; il pense à en exercice. Puis il entend des coups de feu, et les voit ressortir en portant des sacs. Le groupe est formé du colonel Olimpio Wanderley, du capitaine Ramires, du lieutenant Tiberio, du major Maciel, du sergent Pedrosa des services secrets, du caporal Civilo, du caporal Chereze, des soldats Vassalo et de Mello. Ce sont des policiers militaires.

A 15 heures 30 les autorités sont alertées par une femme ; ses filles et une amie ont surpris « le diable » : une créature semblable à celle vue dans le jardin Andere. Elles reviennent d’un déménagement, et passent par un lotissement en friche pour rejoindre leur quartier, Santana. Blottie

 

La créature qu’aurait vue les trois jeunes filles

La créature qu’aurait vue les trois jeunes filles

contre un mur, elle parait en difficulté. Les jeunes filles –Katia Xavier, 22 ans, Liliane Silva, 16 ans, Valquiria Silva, 14 ans- se sont enfuies   à sa vue. Les pompiers, aux ordres d’un sergent, sont le caporal Rubens, les 2ème classes Santos et Nivaldo. Ils capturent la créature, sous les yeux de plusieurs témoins.

Selon l’enquête privée effectuée, la créature est emmenée à l’hôpital Humanitas, et meurt le lundi 22 à 18 h 15. L’une des personnes présentes sur place, le docteur Adalberto Magalhes, aurait déclaré que devant ses difficultés respiratoires on lui aurait administré de l’oxygène, qui lui aurait été fatal.  Mais le praticien démentira avoir tenu de tels propos. Le corps est ensuite transporté à Campinas, distant de  320 km, où le professeur Badan Palhares et le docteur Coradin Nesve l’autopsient en présence de pompiers et de militaires. Il montre une langue noire rétractable, une peau huileuse, et aucun organe sexuel visible. Le professeur Palhares, interrogé quelques mois plus tard, affirmera : « Je ne peux rien dire sur cette affaire ; dans quelques années je parlerai ». Deux jours plus tard un appareil américain –C 5 ou C 17- aurait chargé les restes de la créature sur l’aéroport. La rumeur parle d’un « alien » mort, de deux blessés dont l’un va décéder, et de cinq vivants.

Il a souvent été reproché aux témoins d’ovnis, ou supposés tels, de faire preuve de beaucoup trop d’imagination. On peut retourner ce compliment aux autorités dans le cadre de cette affaire. Lorsque la télévision mexicaine rapportera l’affaire, le pompier Rubens affirmera que ses services n’ont eu ce jour-là que des activités de routine. Quant à l’Armée, elle déclarera qu’elle n’a conduit à l’hôpital qu’une naine sur le point d’accoucher ( !), selon le lieutenant Calza. Puis le lieutenant/colonel Finholdt Pereira expliquera que la méprise des trois jeunes filles : elles ont découvert un handicapé nommé Luizinho (petit Louis), aux vêtements salis !

Ces trois témoins ont été interrogées par l’avocat Ubijara Rodrigues, et deux Américains, un médecin, Roger Leir, et un psychiatre, John Marck. Elles décriront la créature, « ni homme ni animal », « aux membres comme du caoutchouc », qui a tourné la tête vers elles en montrant de grands yeux rouges qui les ont terrorisées. La mère des plus jeunes, alertée par ses filles, se rend sur place, mais ne trouvera rien, sauf d’étranges traces qu’une averse de grêle fera disparaitre.  C’est elle qui en appellera aux autorités.

Cette affaire ne sera jamais éclaircie pour une raison majeure : les témoins, militaires ou pompiers militarisés, ne témoigneront jamais, ou sous couvert d’anonymat, ce qui rend leurs propos invérifiables ou de peu d’intérêt. On peut toutefois constater qu’aucune explication n’a jamais été donnée quant à la chute d’un objet vu et filmé. Concernant les créatures mystérieuses,  seuls cinq témoins –Galvino, José, et les trois jeunes filles- ont accepté de se faire connaitre. Leurs témoignages sont toutefois concordants. Plusieurs enquêteurs privés ont tenté d’établir les faits : l’avocat Ubijara Rodrigues, et deux médecins américains, Roger Leir et le psychiatre John Marck. Ils ont pu obtenir des détails de la part des trois filles sur la créature, « aux membres comme du caoutchouc », à la grosse tête qui, lorsqu’il s’est tourné vers elle, a montré ces yeux rouges qui les ont affolées. La mère des deux plus jeunes est retournée au lieu indiqué, il n’y avait plus rien.

Mais parmi les policiers militaires, Marco Eli Chereze, 23 ans,  décède le 15 Février à 11 heures à l’hôpital Do Sul de Minas, d’une infection inconnue. Il était le seul à avoir touché la créature à mains nues. Le docteur César Lincoln Furtado, qui a tenté de la soigner, qualifiera cette mort d’ « étrange, et sans explication rationnelle ». Mais l’autopsie de Chereze restera confidentielle, même pour la police. Sa hiérarchie ira jusqu’à prétendre qu’il n’était pas en service le 20 Janvier, en dépit de quinze témoignages contraires, dont ceux de la famille du défunt.

Le 29 Avril madame Therezinha Clepf, 67 ans, voit depuis la terrasse du restaurant Paiquerê, donnant sur le jardin Andere, une créature ressemblant à celle de Janvier, sauf qu’elle porterait un casque doré ; elle appelle son mari, mais l’être mystérieux n’est plus là. Quelques jours plus tard, deux daims, un  tapit, un ocelot, un singe, meurent intoxiqués sans raison apparente dans le zoo du jardin. La chef vétérinaire, Leila Cabral, ne pourra rien expliquer. Mais y a-t-il une relation entre ces deux derniers évènements ; et la vision est-elle crédible ? On a de la peine à croire qu’une créature venue du cosmos se serait cachée pendant 3 mois sans être repérée, pour disparaitre ensuite sans laisser de trace. Il faut toutefois noter que dans la même région du Brésil un ovni est apparu le 22 Août devant une vingtaine de témoins, dont des policiers, et le 18 Septembre un autre survole un immeuble. Dans les deux cas la chose sera filmée.

Source :http://www.lionelherbert.fr/ovni--trois-affaires-bresiliennes

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