Une médium aveugle peut-elle vraiment voir dans l'esprit des meurtriers

par damino - 1629 vues - 0 com.
Fantôme, esprit, paranormal

Sharon Neill, 42 ans, qui a perdu la vue à la naissance, est l'une des médiums les plus célèbres
d'Angleterre. Dans sa nouvelle autobiographie, Second Sight, Sharon décrit comment elle a d'abord
découvert qu'elle pouvait être voyante et comment, à l'adolescence, elle a identifié les évènements
entourant l'enlèvement et le meurtre d'une fille. Née 12 semaines trop tôt en juillet 1965, j'étais une
petite chose de 957 g. Miraculeusement, et à la grande surprise des médecins et de ma mère, j'ai
survécu. J'ai été placée dans une couveuse pendant 6 semaines où mon poids a chuté à 952 g. Les
médecins n'avaient pas beaucoup d'espoir pour moi mais contre toute attente, j'ai résisté.
Malheureusement, la profession médicale n'avait pas encore réalisé que les prématurés qui ont
besoin d'oxygène supplémentaire pour aider à développer leurs poumons doivent avoir les yeux
bandés pendant le traitement parce que l'oxygène pur peut être toxique pour leurs yeux immatures.
Par conséquent, mes nerfs optiques furent brûlés dans la couveuse, me laissant définitivement
aveugle.
Ma cécité ne m'a cependant pas ennuyée dans ma jeunesse et j'ai eu une enfance très heureuse. J'ai
vécu avec mes grands-parents maternels parce que mes parents se sont séparés quand j'ai commencé
à marcher. Ma mère avait besoin de travailler et comme j'ai souffert de sévères accès de pneumonie
jusqu'à 3 ans, j'avais besoin de beaucoup d'aide – cela semblait la solution la plus logique.
A 5 ans, j'ai commencé à avoir une série de cauchemars, dont je réalise maintenant qu'ils pouvaient
être le premier indice de ma capacité à contacter les gens qui ont disparu. Ils sont arrivés sans
prévenir, peut-être en 15 jours, mais c'était toujours le même rêve selon le même schéma.
Je me réveillais subitement en sueur, paralysée de peur parce que j'entendais des voix mais ne savais
pas à qui elles appartenaient. C'était comme si des gens chuchotaient dans la pièce et les voix me
parlaient.
J'essayais de toutes mes forces de comprendre ce qu'elles disaient mais les mots étaient brouillés et
confus. Parfois, elles sonnaient comme les gazouillis d'un adulte essayant de parler à un bébé,
d'autre fois c'était comme essayer d'écouter une radio qui n'est pas réglée correctement. Les voix
s'arrêtaient quand je commençais à devenir hystérique et que, terrifiée, je descendais en courant et
en criant voir ma grand-mère.
Ma famille n'arrivait pas à tirer mes cauchemars au clair et a conclu qu'il devait y avoir un rapport
avec mon école, un établissement spécialisé pour les enfants sourds et aveugles. Ils ont supposé que
j'étais effrayée par les sons que font souvent les sourds et que cette peur se manifestait en rêve. Je
savais que ça n'était pas le cas.
Heureusement, l'épisode des cauchemars s'arrêta après 1 an quand j'avais 6 ans et j'ai pu dormir en
paix. Cependant, les visiteurs invisibles n'avaient pas abandonné leur tentative de faire ressentir leur
présence, ils avaient simplement changé de tactique.
Une chose nouvelle et renversante m'est arrivée à 7 ans. De façon inhabituelle pour une aveugle qui
n'a jamais pu voir, je rêvais en images et en couleurs. Des images ont commencé à apparaître dans
ma tête quand j'étais réveillée.
Mes visiteurs invisibles se connectaient à moi durant la journée. Des images étaient projetées dans
mon esprit comme si c'était un écran. Je pouvais les voir comme si je n'étais pas aveugle. Ces
images étaient généralement des objets et j'ai parfois eu la sensation de les toucher.
Parfois l'image était un message écrit – comme imprimé sur une page, les lettres clairement
reconnaissables même si je n'avais connu que le braille et l'écriture en relief. En y repensant, il
semble étrange que je n'aie pas demandé à mes camarades aveugles s'ils vivaient la même chose
mais à cette époque, je pensais que c'était normal.
Après une période très heureuse à l'école, à presque 15 ans j'ai été admise dans un établissement
d'enseignement supérieur à Reigate, Surrey, qui était spécialisé dans la préparation des aveugles et
des déficients visuels à une vie indépendante.
C'est à cette époque que j'ai eu ma première vraie expérience psychique – une qui allait bouleverser
mon monde et dessiner mon avenir de manière inattendue. J'étais chez une amie pour le week-end à
Enfield, au nord de Londres. La famille écoutait les informations à la télévision et je l'entendais
sans y prêter vraiment attention jusqu'à ce qu'une nouvelle fût diffusée sur une petite fille qui avait
disparu.
Son nom était Marie Payne et on pensait qu'elle avait été enlevée. Alors que j'écoutais la voix du
journaliste, je me suis sentie comme si on projetait une scène d'un film sur un écran dans mon
esprit. Alors que je regardais, l'image d'une voiture argentée est apparue, suivie par des dépendances
et des bâtiments abandonnés, une zone forestière et un camion ou une camionnette.
La peur de la petite fille me balaya comme si j'étais dans son esprit, partageant ses émotions et la
sensation d'être dans un environnement inconnu et hostile m'a rempli de sa crainte. Visualiser un
endroit où je n'étais jamais allée était un choc mais être branchée sur ce qui semblait être les
émotions de cet enfant était terrifiant et fascinant. Je me souviens avoir pensé que j'étais capable de
me brancher sur les pensées de mes amis à l'école mais c'était différent. Je ne connaissais pas la fille
et n'avais jamais reçu d'images d'une telle clarté.
Quand j'ai décrit ce qui se passait à mon amie et à ses parents, sa mère m'a pressé de contacter la
police immédiatement parce que j'avais à l'évidence eu une vision ou un message sur ce qui arrivait
à Marie. Elle pensait que je pourrais être capable d'aider la police à la retrouver et à la ramener à sa
famille.
L'idée semblait dingue – la police n'allait pas écouter une étudiante de 17 ans – mais finalement, on
m'a persuadé d'appeler. La mère de mon amie m'a amenée à une cabine et j'ai composé le numéro de
Scotland Yard.
"Euh, je ne suis pas sûre de pouvoir vous aider mais j'ai des informations pour vous" ai-je
commencé. Mon appel fut pris par une policière et je lui ai raconté ce que j'avais "vu", m'attendant à
ce qu'elle me reproche de lui faire perdre son temps, mais elle ne l'a pas fait. Elle m'a écouté
sérieusement et m'a remercié d'avoir pris le temps d'appeler.
Quand je suis retournée au lycée, je ne m'attendais pas à entendre de nouveau parler de cet incident.
Mais deux jours plus tard, j'ai eu un message me demandant d'aller au bureau du proviseur. Là, il y
avait deux inspecteurs attendant de m'interroger, ils m'ont demandé d'aller au commissariat avec eux
parce qu'involontairement, j'avais donné des informations qui n'avaient pas été diffusées au public.
Une fois au commissariat, on m'a demandé si j'étais prête à raconter à nouveau mon histoire en
passant au détecteur de mensonge. Je leur ai dit à quoi ressemblait la fille et qu'elle était très
effrayée. Je pouvais voir l'homme qui la retenait et je leur ai décrit ainsi que le bâtiment en béton
sans fenêtre dans lequel elle était détenue.
"Pouvez-vous nous donner le nom de l'homme ?" me pressaient-ils. "Je peux seulement voir les
initiales" ai-je répondu, "C et E"
Tragiquement, le corps de Marie fut découvert plus tard à Epping Forest dans un endroit qui
correspondait à ma description. Un homme nommé Colin Evans fut reconnu coupable de son
enlèvement et de son meurtre.
Cet épisode m'a fourni la première preuve que je pouvais recevoir de l'information au-delà des sens
physiques. A un certain niveau, c'était un soulagement de découvrir que mes expériences
paranormales commençaient à avoir du sens pour moi, à un autre, je me sentais mal à l'aise d'une
telle responsabilité. Qu'étais-je supposée faire de l'information ?
Une visite à une église spiritualiste dans le cadre d'un projet scolaire m'a aidé à trouver la réponse. Il
y avait une invitée médium qui était là pour faire une démonstration de clairvoyance.
A la fin du service, elle m'a abordée et s'est présentée – elle m'avait remarquée parce que j'étais
nouvelle – mais ce qu'elle a dit ensuite m'a pris par surprise : "depuis combien de temps avez-vous
le don ?" Elle a dit qu'elle m'avait sentie me brancher sur elle sur l'estrade et avait ressenti que j'étais
un médium naturel avec un pouvoir inhabituel.
J'ai commencé à aller à l'église spiritualiste et appris à connaître les autres qui étaient en train de
développer leurs pouvoirs psychiques. J'ai appris qu'enfants ils avaient eu des expériences similaires
aux miennes. J'ai commencé à aider des gens en deuil en relayant les messages que je commençai à
recevoir des disparus.
J'ai été acceptée au Royal National College for the Blind à la fin de mon adolescence où nous étions
encouragés à nous impliquer dans la grande communauté. J'ai fait une année préparatoire en soutien
psychologique et ai commencé des permanences téléphoniques pour les Samaritains.
Au sortir de l'université, j'ai travaillé comme réceptionniste dans les services de santé, utilisant mes
capacités psychiques pour aider mes collègues, mes amis et ma famille mais comme mes aptitudes
s'amélioraient, j'ai rapidement gagné une réputation locale de médium.
Tout a changé en 1995 quand j'ai été approchée par la BBC qui voulait faire un documentaire sur
mon implication dans le monde psychique. A Touch On The Blindside, la publicité et la montagne
de réponses du public que cela a engendré m'a amené à me consacrer à temps plein à être médium et
à commencer à faire des démonstrations dans des hôtels à travers le pays.
J'ai continué à participer à ITV's This Morning et au Edinburgh Festival en faisant des lectures
psychiques. Je n'avais plus aidé la police depuis l'incident de Marie Payne mais les choses allaient
changer.
Peu de temps après le programme de la BBC, j'ai entendu une nouvelle sur un adolescent qui avait
disparu la veille de Noël. Il avait été vu près d'un bar au centre de Belfast, où je vivais à l’époque, et
puis avait disparu.
Comme à Enfield, j'ai soudain découvert que je pouvais me brancher sur le garçon. Et j'ai su
immédiatement qu'il était mort. Il s'était battu à l'extérieur du bar et avait été frappé à la tête.
Etourdi et confus, il était tombé ou avait été poussé dans River Lagan à un endroit qui n'était pas
correctement sécurisé. Je pouvais voir les images du garçon dans mon esprit et quand il est tombé
dans le fleuve, j'ai ressenti la fraîcheur de l'eau.
Le lendemain, j'ai contacté la police et ai expliqué ce que j'avais vécu. Des inspecteurs sont venus
prendre ma déposition, m'ont remercié et m'ont laissé. Plus tard dans la journée, ma tante m'a
conduite à l'endroit où le garçon avait disparu et j'ai pu recueillir d'autres informations.
Le garçon était présent en esprit à l'endroit où il était tombé. Il était angoissé et n'arrivait pas à
accepter ce qui s'était passé. Il essayait d'attirer l'attention des passants pour qu'ils l'aident à sortir de
l'eau mais, bien sûr, ils ne pouvaient pas l'entendre.
Je lui ai gentiment expliqué qu'il avait quitté le monde physique et qu'il pouvait sortir de lui-même
quand il le voulait. Après quelques persuasions, il grimpa et s'en alla vers le royaume des esprits.
J'étais heureuse d'avoir pu l'aider à s'éteindre correctement. Son corps fut retrouvé quelques mois
plus tard. Dans ma déposition, j'avais dit que l'on retrouverait le corps près d'un pont et cela s'est
avéré correct.
Depuis lors, la police m'a contacté à plusieurs occasions pour les aider à résoudre des cas similaires.
On m'emmène généralement sur la scène du crime. Un cas impliquait un meurtre et j'ai pu parler
aux inspecteurs d'une empreinte sur le rebord d'une fenêtre qu'ils avaient manqué à l'arrière de la
propriété. Cela a aidé à faire comparaître le tueur devant la justice.
Travailler avec la police n'est pas confortable pour moi parce que je dois revivre ce qui est arrivé à
la victime afin d'expliquer comment elle a été tuée. Cela veut dire que j'ai une bonne idée de ce que
cela fait d'être étranglé, poignardé, fusillé ou violé. La sensation dure seulement quelques minutes –
on apprend à la contrôler – mais j'ai toujours trouvé que cela en valait la peine parce que mes
preuves aident à trouver le criminel.
Malheureusement, les forces de police anglaises n'admettront pas qu'elles utilisent des médiums
pour les aider à résoudre des crimes. Je fais toujours face au scepticisme chaque jour dans mon
travail.
Quand on m'a demandé de participer à un documentaire de la BBC, l'équipe s'est arrangée pour me
faire faire une lecture à un couple qui avait refusé de donner des détails sur eux au réalisateur.
Quand on m'a présenté le couple, presque immédiatement un homme de 21 ou 22 ans est apparu,
essayant de communiquer. Je leur ai dit que c'était leur fils qui était décédé très subitement et là,
l'homme s'est effondré. Je leur ai dit que leur fils était désolé, qu'il n'avait pas pu leur dire au revoir
et que sa mort était volontaire. Il continua à parler de la bague que portait son père, de la musique
qui était importante pour lui et que c'était un buveur de cidre.
Mon but actuellement est d'aider les gens à réaliser que la vie sur terre n'est pas la fin et que leurs
chers disparus, je crois, veillent toujours sur eux. Quant à moi, eh bien, je n'ai peut-être pas la vue
mais je crois que je suis dotée d'un don qui signifie que je peux voir plus que ce que ne verront
jamais la plupart des gens.

Source : http://www.infos-paranormal.net/Une-medium-aveugle-peut-elle-vraiment-voir-dans-lesprit-des-meurtriers.pdf?16b212056c714b62c5689b34bdc108f0=ddbe4ba371e78c8b1380a497566f699d

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